L’histoire de l’occupation des terres en pays Wê, le foncier rural source de conflits en zone forestière

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Les premiers étrangers accueillis par les wê sont principalement des Guinées dans les années 1950, suivis plus tard par les Maliens, des Voltaïques (aujourd’hui Burkinabé) et des Malinkés Ivoiriens.

Cette première vague, constituée essentiellement d’ouvriers agricoles a bénéficié des largesses de leurs tuteurs qui leurs ont cédé gracieusement des parcelles pour leurs permettre de faire des cultures saisonnières de maïs, patates, igname, manioc etc….

Il faut noté que le peuple Krou dont les wê constitue une composante est, du fait de sa culture, très ouvert à l’étranger.La cohabitation avec sa première vague n’a souffert d’aucune anomalie dans la mesure ou les allogènes respectaient les US et coutumes de leurs tuteurs avec qui ils partageaient l’espace villageois.Malheureusement, ce climat de paix va connaître un début de friction avec l’afflux d’autres populations composées d’allochtones originaires essentiellement du centre du pays dans les années 1970-1980.

Ces derniers contrairement aux allogènes qui vivent dans les villages de leurs tuteurs, refusent toute cohabitation et préfèrent créer leurs propres campements en pleine forêt aux abords de leurs plantations.Généralement, ils refusent de contribuer aux actions de développement des villages d’accueil.

Cette situation qui découle de leur esprit de vie autarcie, porte gravement préjudice à la cohabitation pacifique à la communication entre les différentes communautés, toutes choses qui favorisent les malentendus qui dégénèrent souvent en conflit.

Les causes de cet afflux massif des années 1970-1980 sont multiples.

1- La première raison serait liée au prétexte de l’appauvrissement des terres de la zone de l’Est qui était la boucle du Cacao ou un bon nombre de Baoulé étaient employés.Cette situation a contraint beaucoup de Planteurs à immigrer vers l’Ouest à la recherche de nouvelles terres riche et propices à la cacaoculture. Il faut noté que les populations de l’Ouest s’étaient plutôt spécialisées dans la Culture du Café et maîtrisaient peu les techniques liées à la Cacaoculture.

2- La deuxième raison de cet afflux massif vers l’Ouest tient au barrage de Kossou dont la construction a entraîné le deguerpissement les Baoulé et qui ont étés arbitrairement installés à l’ouest du pays.

3- Le Président Houphouët-Boigny lance le 30 Octobre 1970 une déclaration sans fondement juridique réel qui dit; LA TERRE APPARTIENT À CELUI QUI LA MET EN VALEUR.Encouragés par ce slogan, les Planteurs allochtones bien organises et soutenus financièrement, ont investi la Forêt du pays wê sous le regard impuissant des autochtones.Ainsi, on a assisté à la naissance de plusieurs campements dotés de certains infrastructures sociales dans la Forêt (Forêt villageois et Forêt classées).

À titre d’illustrations, il existe environs 740 campements Baoulé dans le Département de Guiglo par exemple.Cette situation a inévitablement provoqué une forte pression sur les terres, rendant les conflits récurent entre propriétaires fonciers et planteurs allochtones et allogènes.

On a encore en mémoire le conflit entre allochtones Baoulé et les wê en Décembre 1997 à Fengolo (Duekoue).

Vu la reccurence des conflits fonciers qui, se sont souvent soldés par la pertes humaines à travers le pays et particulièrement dans zone Forestière, le gouvernement, sous l’autorité du Président Bédié à fait voter à l’unanimité après une longue campagne d’explication la loi n 98-750 du 23 Décembre 1998 portant code foncier rural pour réglementer la gestion afin juguler les conflits fonciers.

Cette loi considéré par tous bonne même la communauté internationale n’a pu entrer dans sa phase d’application lorsque malheureusement éclate la crise Militaro Politique en 2002 dont les conséquence sur le foncier telles que évoquées plus haut ont étés désastreuses aussi bien sur le plan social qu’humanitaire dans une région déjà proie à des conflits fonciers aux conséquence meurtrières.

Les forêt classées, les parcs nationaux et certaines forêts villageois ont étés pris d’assaut par des hommes armés qui ce sont érigés en planteurs et qui ont fait de ces Forêts leur chasse gardée et des poches de résistance au profit de la rébellion armée.

La crise post électoralex est venue porté l’estomade au peuple wê.

Le peuple wê, dans le silence coupable des associations des droits de l’homme et de la communauté internationale vit en ce moment un drame précédent dans l’histoire de la Cote d’Ivoire.

Il faut que nos autorités politique fassent de la question du foncier rural une priorité car si le peuple Wê n’y prend garde, d’ici 5 à 10 ans nos parents n’aurons plus de terre même pour cultiver le gombo.

Que Gnonsoa veille sur le peuple wê.☆ Ambroise Bionao de Bangolo

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